4 types d'acquéreurs
Comment vendre votre PME au bon repreneur ?
Le bon repreneur pour votre PME est rarement celui que vous imaginez.
Vous pensez à vendre votre entreprise, mais l'idée de la céder à un étranger vous angoisse.
Vous avez peur qu'il ne respecte pas votre culture, qu'il licencie vos salariés ou qu'il ne paie pas le bon prix.
Ne pas connaître les différents types d'acquéreurs, c'est se tirer une balle dans le pied.
C'est le meilleur moyen de se retrouver avec le mauvais repreneur, de brader votre entreprise ou de mettre en péril l'avenir de votre "bébé".
Pour faire le bon choix, il faut connaître les profils qui existent.
Identifions ensemble les 4 types d'acquéreurs, avec leurs logiques et leurs attentes, pour trouver celui qui correspond le mieux à vos valeurs et à votre prix.
La vente de votre PME : Un acte stratégique qui nécessite de cibler le bon acquéreur.
Le repreneur individuel : l'entrepreneur dans l'âme.
Le portrait-robot du repreneur en Rhône-Alpes est un homme de 46 ans, cadre issu d'une entreprise de plus de 50 personnes, avec un apport personnel conséquent.
📌 Je me souviens de cet ex-cadre pour qui le choc a été violent !
Ex cadre de haut niveau dans un grand groupe, rompu à manager des business units de +1 000 personnes et pensant qu'une PME de 40 personnes, "ça va être facile".
Le choc avec la réalité avait été brutal. . Ben oui, une seule assistante à qui il arrive d'être souffrante, un niveau de détail traité par le management dans les grands groupes et qui remonte au patron dans une PME...
Bref, il s'attendait à être plus dans l'opérationnel, mais pas à ce point !
Il a fait une formation au CRA, a sa fiche de cadrage très précise et sait ce qu'il veut. Au début de sa recherche, il mise sur un mouton à 5 pattes et assouplit généralement ses critères au bout de quelques mois de recherches infructueuses
Sauf pour l'acquisition d'une TPE, la cible doit être structurée, on en revient à la notion de taille critique pour votre entreprise et à la qualité de son organisation.
Le concurrent ou le groupe : l'intégration pour une croissance rapide.
Le rachat par un concurrent ou un groupe est pour eux un levier de croissance externe. C'est une stratégie qui permet d'acquérir des parts de marché ou un savoir-faire.
Un groupe peut être intéressé par une intégration verticale ou horizontale, tandis qu'un concurrent cherchera le plus souvent à acquérir de nouvelles parts de marché.
L'avantage de traiter avec un groupe est qu'ils sont bien accompagnés, ont généralement l'habitude de faire des acquisitions, ça peut être mené rondement.
Le revers de la médaille est que vous allez avoir en face de vous des interlocuteurs solides sachant exploiter la moindre faille. Quand on vous dit que la préparation et l'accompagnement sont des clés de la réussite, ce n'est pas "pour faire bien"
L'objectif est souvent de générer des synergies et des économies d'échelle ce qui peut signifier que des postes en doublons peuvent être en péril
L'investisseur financier adossé à un fond (Private Equity) : la rentabilité avant tout.
Ces investisseurs injectent du capital pour accélérer la croissance et la rentabilité.
Ils recherchent un fort potentiel de développement et une équipe de management solide.
Leur horizon de sortie est souvent de 5 à 7 ans. C'est le bon choix si vous êtes dans une optique de croissance, mais vous devrez accepter de mettre la rentabilité avant tout pour les séduire
Comme les groupes, étant bien accompagné, soyez prêt à d'âpres négociations. Si vous "collez" avec leur stratégie, le prix sera moins un problème et suivant votre attachement à voir perdurer votre "bébé" la nature du projet sera importante : Purement financier, c'est la revente assurée à 5-7 ans, vrai projet de long terme, vous aurez peut-être la joie de voir votre oeuvre grandir au-delà de ce que vous imaginiez.
La transmission aux salariés (MBO) : la pérennité avant le chèque.
La transmission aux salariés est un choix qui peut être émotionnel et qui peut ne pas être le plus rentable.
C'est une solution séduisante de prime abord, ultra satisfaisante quand ça marche et sécurisante car le mode d'emploi de l'entreprise est connu.
Il faut se poser les bonnes questions :
- Combien de salariés ont vraiment envie ?
- Dans ceux qui ont envie, combien ont les moyens ?
- Qu'en pensent leurs épouses quand il va falloir passer de 35 h dont une journée de télétravail à... un peu plus 😉 ?
- Et le plus important : Qui a les épaules pour diriger et passer de collègue à patron ?
Je me souviens de ce cédant qui m'avait confié : "la pérennité de mon bébé, ça n'a pas de prix".
Améliorez votre Expérience
Écrivez un ou deux paragraphes décrivant votre produit ou vos services. Pour réussir, votre contenu doit être utile à vos lecteurs.
Commencez par le client: trouvez ce qu'il veut et donner-le lui.